Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:25

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Souvent le samedi je vous parle de culture. En partageant des envies de films, mais la production de qualité me semble de plus en plus rares pour mettre en avant les femmes, soit avec un bon scénario, soit à travers de talentueuses actrices. D'autres samedis, je vous vante des expositions, tournant autour de la mode, de photos sur la vie des femmes, ou encore des univers comme la Belle Epoque. de façon régulière je vous rappelle la valeur scénique du Burlesque avec les troupes et les spectacles qui font pétiller vos yeux, battre vos coeurs et dérouler des bas nylon avec quelques paillettes en plus.

Trop rarement, je vous parle de balades romantiques, de lieux qui inspire le glamour, comme les expositions ou marché vintage, le manque de temps probablement.

 

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Mais le plus souvent possible, je parle de livres, de beaux livres, de romans, de version poche. Ecrire se nourrit du même plaisir que de cleui de lire : les mots, les phrases, les chapitres, les histoires. J'avoue être très éclectique dans mon approche du prochain livre, un mystère quasi total avec le plaisir immense de la découverte, mais aussi le même plaisir de relire un ouvrage connu. Des thèmes nombreux, je n'en refuse que très peu, seule mon humeur, parfois mes douleurs, choisissent celui, ou plutôt ceux que je vais lire. Car oui, j'ai l'affreuse habitude de lire plusieurs sujets en même temps, là sur la table de nuit, là dans le salon, là sur mon bureau, des livres avec des marques-pages, sur des sujets opposés, du moins fort différents. D'un livre domentaire et biographique sur Diderot, je vais lire en parallèle, des polars actuels ou des vieilleries des années 40. Aucun lien, juste le plaisir de trouver de belles histoires, des espaces d'évasion, des plages immenses juste annotées de mots en lieu du sable, avec la mer de mon imaginaire qui frôle, qui avale des idées, des formules de style, repart dans ses vagues errantes.

 

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Lire, un plaisir immense, une vraie liberté, souvent combattue par tous les totalitarismes, politiques et plus encore religieux. Quand nos cerveaux peuvent croire des messages, comprendre la valeur absolu de l'amour, imaginer sans les vivre, des horizons de liberté, de vie sans contrainte, sans contrôle, sans pouvoir de l'Homme, mais juste la poésie d'un voyage amoureux, d'une balade exploratrice d'un autre continent, d'une rencontre satyrique du bien et du mal, d'un jugement sur le pouvoir de vivre cela. 

Lire, un espace que notre monde technologique, soit-disant si moderne, incontournable pour rester dans notre époque, a oublié de prendre en compte. Le nouveau livre n'est pas une source littéraire qui toujours change et se renouvelle. C'est une vague obsession qui se pèse non en mots, mais en nombre, en poids, en arguments marketing primaires.

A-t-on un jour mesurer le poids d'un livre ?

A-t-on un jour compter le nombre de nos livres, dans notre bibliothèque ? partout dans nos chambres, dans le salon, mais aussi chez les amis ?

Car le premier argument est le soi-disant volume de votre liseuse électronique (d'ailleurs malgré son nom débile, elle ne lit pas, c'est toujours à vous que reviens cet acte délicieux). Elle renferme près de 2500 livres. Lesquels d'ailleurs ? Ceux que vous avez déjà acheté dans le passé, ceux de vos parents, des cadeaux de vos amis ? Des livres moins chers ? Des livres plus écologiques ?

Non ! Car vos anciens livres papier restent dans votre maison, ne se transcrivent pas instantanément dans cette boite plate de plastique. 

Non ! Car les livres, enfin les e-livres ou livres électroniques, ne sont pas moins chers, loin de là. Parfois, mais rarement, l'auteur va avoir une rémunération plus importante, mais le plus souvent le fameux coût d'impression, qui était soit-disant si élévé, à disparu, pour un simple site de vente en ligne. Frais d'informatique, ces systèmes ont été inventé et sécirusé il y a plus de dis ans, les frais sont amortis depuis longtemps.

Non encore ! Le livre électronique n'est pas écologique car la majorité, la grande majorité du papier est aujourd'hui d'origine recyclée surtout pour les poches. De plus les serveurs qui stockent les millions de livres, les versions étrangères et autres scannages sont des consommateurs vampires d'électricité (surtout leurs climatisations dans des hangars par milliers). Et puis le plastique de fabrication, les conditions "humaines" de production à la chaîne, et surtout la fin de cycle. Ce moment inéductable après 3 ou 5 ans, soit pour cause de batterie qui ne dure pas plus de 30mn soit parce que le système ne peut plus se connecter à la nouvelle version (et oui l'obsolescence très programmée), tout cela s'appelle pollution.

 

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Mais ces "détails importants", ne sont pas les plus forts à mes yeux. Car j'ai une relation différente avec les livres, certes toujours trop nombreux dans ma valise, dévorant un livre par jour en moyenne en vacances, trop lourds, oui c'est peut-être vrai. Mais j'aime le papier, cette lecture dans toutes les positions, dans le lit, dans le canapé, dans le hamac, sur la plage, au soleil ou sous une lampe de chevet, j'aime tourner les pages, sentir ce lien avec mon marque-page, régler la distance entre lui et moi. J'aime aussi, quand je lis des beaux ouvrages, la taille des photos, des pages, le poids du livre, le plaisir de ce toucher. Avec des éditions anciennes, quand vous ouvrez un vieux polar, je ressens ce parfum suranné, celui qui accompagne tous les maigrets de mon adolescence, les autres polars des années 50. 

Plus encore, j'aime pouvoir lire un livre aujourd'hui, celui donné par mon grand-père, transmis plus exactement dans le temps, entre les membres de la famille, sans limite de durée, sauf pour les plus mauvais, dans une brocante, oublié dans un train. 

Tout autant, j'aime partager un livre, le recevoir d'une amie, d'une collègue pour le lire et ensuite en parler ensemble (le côté limité à un seul lecteur d'une version électronique sécurisée, est pour moi, une violation même du concept de lecteur ou plus exactement de multiples lecteurs). Un livre se prête, se partage, suscite des émotions, plusieurs regards, plusieurs lectures, soit personnelle dans le temps, soit avec des personnes différentes. 

Partager ! Je n'ai pas dit piraté, mais bien créer ce lien entre des personnes, pour lancer un débat, pour croiser des ressentis, pour rire d'avis différents, pour s'ennuyer à plusieurs d'un auteur tendance sans aucun style, pour s'émerveiller d'une découverte, d'une pépite dont plusieurs profiteront.

 

Alors oui à la technologie, car elle nous lie avec ce blog, car la culture vient de la profusion du net en partie, de possibilités quasi infinies de découvrir, comprendre, apprendre avec ces outils. Mais pour le livre, je tiens absolument à mes livres, totalement. Car je ne crois pas que les jeux électroniques et que beaucoup du contenu télévisuel resteront dans nos mémoires, donneront des libertés à nos pensées. Mais surtout imaginer un endroit sans livre, juste une coupre d'électricité, juste une dictature religieuse qui empêcherait d'accéder en un clic à la lecture électronique, un monde sans aucun livre.

Mais pour cela il faut des auteurs, des libraires-conseils, des lecteurs pas trop écervelés par une non-culture.

 

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Je défends le livre papier, car j'aime son contact, son poids, les centaines, les milliers de livres en stock dans la famille, dans plusieurs étagères, dans des cartons aussi, éparpillés un peu partout, prêtés, jamais rendus parfois. J'aime ce lien et ce partage.

J'aime la liberté, le livre a été de tous temps un témoin de liberté, conservons-le, conservons-la.

 

 

Nylonement

 


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Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 03:06

Un souvenir du dernier été ? 

Nous étions sur une terrasse, un nouveau studio avec ce bonus magique, une amie nous avait recruté pour l'aider à sinstaller, j'avais apporté des fleurs, des pots, des lampes comme dans l'émission de télé pour égayer son coin de ciel bleu. On avait fini, les bras un peu fatigués par les cartons, les étages, l'ascenseur trop petit, mais une franche rigolade depusi le matin. Alors à quatre, autour d'une salade d'orechiettes froides, avec du basilic et de l'huiel d'olive, deux bouteilles de champagne, et des coussins pour tous fauteuils, nous refaisions la vie.

 

 

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Le dernier été, celui de ma fin d'études, de mon voyage aux USA, de stages et cours complémentaires à l'université, j'avais postulé pour un bénvolat dans une association locale. Un organisme qui transformait les toits terrasse, moches le plus souvent, mais accessibles et en plein soleil, en mini-jardins. Soit pour les propriétaires ou les locataires qui devaient s'en occuper un peu, soit les récoltes allaient à des soupes populaires pour les sdf des rues avoisinantes. Une ambaince très bobo et écolo, des intégristes et des rêveurs, j'avais rigolé de leurs approches si différentes, voire opposées au-dessus d'une salade, en cueillant des radis violets ou des carottes jaunes, chacun donnait sa version de son écologie. Un développement durable réaliste car ses espaces procuraient une interaction réelle avec l'air, bon ou mauvais, le débat était grand sous la pollution de la grande ville, mais les abeilles venaient sur nos framboisiers, sur les fleurs, et au-delà de la nourriture, des salades et des soupes, nos légumes apportaient du bonheur et du lien entre les humains.

 

Ainsi sur ce toit, j'avais succombé aux yeux gris de ce jeune dans sa salopette en jean, le tee-shirt trempé d'avoir monté seul les sacs de terreau. Comme une publicité, et oi, la petite frenchie totalement conquise, in love de l'étudiant. Certes il avait un sourire mordant, des épaules rodés par le football américain de son université, mais j'aimais le cliché. 

Et le soir, face à notre jardinet fraîchement planté, je suis resté avec lui, pour discuter de tout, de rien, de la vie, du ciel, des étoiles, de la ville, de la vie encore, de l'amour aussi.

 

 

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Souvenir et légers soupirs, les copines ont hurlé pour connaître la suite, j'ai ri, j'ai rougi, elles s'attendaient à des détails coquins, une confession d'une chatte sur un jardin, sur un toit. Rien en fait, car étaler la terre, biner, concasser mes mottes, planter, nettoyer et d'autres activités ont fait que malgré son charme, je me suis endormie là, sans me souvenir de rien, ni même de l'avoir écouter et d'avoir couper le son, l'image. Piètre soirée, et je ne l'ai jamais revu. Un léger frisson en me réveillant, la ville à mes pieds, le tête contre la margelle de bois, ma salopette et mon top étortillé, un frisson avec la fraîcheur du matin d'été.

 

Mais cela ne vous arriverait pas à vous, non, jamais !

 

 

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Nylonement

 


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Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 05:45

Heureux hasard en déménageant enfin de ce nouvel appartement, m'installant avec ce beau gosse que je fréquente depuis plus de trois ans, je récupère des cartons dans la cave de ma mère. Des livres et des babioles, des trucs de jeune femme qui fût jeune fille encore avant,  mais qui semblent loin de moi maintenant. Je ris des carnets de note, des cahiers de poésie avec mes dessins improbables pour illustrer les plus grands poèmes.

 

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Et puis des ouvrages, des livres et des bouquins, de tout, car toujours j'ai lu un peu de tout, curieuse avec des manies, mais ouverte à tant de bons auteurs, comme à ceux qui ne firent rien de mieux que de me trouver pour unique lectrice. Mais cette couverture-là  me rappelle instantanément le contenu, les mots, les pauses et surtout la question primaire de l'auteur, plus encore de son héros trentenaire, suis-je obligé de faire un enfant avec elle ?

 

Pendant près de trois cent pages, denses et poétiques, le bonhomme cherche un sens dans le regard et dans l'appétit de ses rencontres. Beau, tranquille et sans réel défaut, il attire les jeunes femmes, moins jeunes aussi, qui l'aiment parfosi réellement, d'autres pour un soir, pour jouir avec lui, dans son appartement, avec une terrasse, tiens je me souviens de ce détail insolite. Mais lui, non seulement il ne veut pas faire l'amour pour simplement du cul, il aime, il apprécie les fantaisies, mais peu les histoires courtes, il ne couche pas le premier soir, il prend son temps, déguste la femme. Et au fil de l'histoire, il n 'a qu'un défaut, la peur folle d'être père, malgré lui, malgré le préservatif, malgré sa non-envie, malgré ses refus. Il part, parfois s'enfuit loin de sa conquête, et jamais n'arrive à plaire à sa mère. Oui, il ne fait pas de petits enfants comme ses soeurs et ses frères, est-il homosexuel ? la question vient pour nous faire rire, mais on lit son angoisse de ne pas vouloir être père, car il n'en ressent ni l'envie, ni le besoin. Aucun manque, aucune frustration aux naissances des copains et copines, mais aussi aucune projection dans les bambins, dans les neveux et nièces, petits ou grands, rien de commun avec ces progénitures nombreuses. Même pas par égoisme !

 

 

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J'adore ce livre, je vais le relire, je trie encore mais je pense aussi à mes soeurs, à mes copines, et finalement à moi, le version féminine de ce héros. Là maintenant, un bon boulot, un mec, des hormones du désir, du sport et d'autres activités, des week-ends en amoureux, du sexe, mais pas du tout d'envie de bébé. Aucune ! Jamais avant, pas plus maintenant, même après avoir vu le regard gourmand de mon homme sur les ventres ronds de mes soeurs, ou tenant les jumelles d'une amie. Absolument rien.

 

Ce n'est pas mon truc, et j'ai expliqué à ma mère, que non, ce n'est pas un problème de fertilité, ni de manque de sexualité. J'ai pas envie de bébé.

 

Et même mon chef en me proposant ce nouveau poste, ce nouveau gros projet, dans des mots incertains et malvenus, lui aussi m'a prévenu d'une maternité possible "à votre âge, ce serait logique..." Qu'est que la logique dans tout cela ? un réflexe primaire de la femelle reproductrice ?

 

Je ne veux pas de bébé, mais je reprendrais volontiers du dessert, quand la question vient entre amis, je mange, je mange encore. Marre de justifier ce qui n'est qu'une décision, mais surtout une non-envie, et aussi une non-oblogation, enfin il me semble. Ainsi va ma vie.

 

 

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Nylonement

 


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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 05:48

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J'aime tant son regard sur moi, cet homme-là dans le canapé, en train de faire sa grille de mots-croisés, qui baisse son crayon, me scrute de bas en haut, de haut en bas. Aujourd'hui plus encore, après plus de quarante ans de mariage, j'aime sentir ses yeux, sa gourmandise qui se nourrit de ma féminité. Il me donne des conseils, il s'interroge parfois sur une couleur, une tendance qui lui aurait échappé, un mauvais goût qu'il ne comprend pas. Curiosité et bienveillance, mais surtout de l'amour pour non pas mon seul physique mais cette harmonie entre mon caractère, mon choix de mode, mon maquillage, mon sourire. J'ai veilli certes, lui aussi, c'est ainsi, et nos joies sont toujours là.

 

Nos sentiments aussi, car la routine auait pu devenir la place forte de notre couple, mais l'un comme l'autre nous avons nos routines, nos rituels mais aussi cette pointe toujours vivante d'excentricité, ou du moins de vivacité. Il aime me rappeler "tout comme moi, tu es une vieille, mais tu es surtout une vieille élégante" avec une malice éternel depuis que je connais la profondeur de ses mots, la tension de sa voix et son sourire caché derrière. 

 

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Alors pour notre repas du samedi soir, une routine, une sortie souvent dans les mêmes restauarnts locaux, je m'habille, lui aussi, je me fais coquette, avec bijoux et petite robe, il me regarde sagement. Parfois il demande un collier, une écharpe ou une étole pour compléter ma tenue. Il m'agace aussi, feignant de ne pas voir ma coiffure ou mes nouvelles chaussures achetées avec ma petite-fille. Il joue de son poste d'observateur, de vieux chat. Mais toujours avant de partir, en prenant mon bras, en tenant mon sac à main, il me glisse quelques mots sur ma mode, prouvant son regard qui n'a oublié aucune étincelle de ma féminité. Bagues ou simple trait d'eye-liner, teinte exacte du rouge-à-lèvres, il voit tout, jusqu'à la bride sur mes chevilles, ou ce voile de nylon si fin sur mes jambes. Je ne suis pas son objet, mais son coeur, il me le dit souvent. Car j'ai toujours été libre de m'habiller tant pour le travail, que pour nos sorties, notre vie commune, quand les enfanst étaient encore là, durant toute notre vie. Mais toujours et encore aujourd'hui il aime me voir, il prend ce temps avec délectation pour poser avec délicatesse ses yeux sur moi, pour en garder un image dans sa mémoire, pour m'en reparler plus tard, parfois des années plus tard. Chaque tenue est une carte postale de notre vie, un compliment ou une simple combinaison de vêtements. Il prend un cliché dans son cerveau, croque avec son âme amoureuse, déguste ma silhouette dans le temps.

 

"Il ne manque plus que le parfum. Tu es ravissante pour nous, ce soir."

 

Je peux saisir le flacon, il est reparti dans sa lecture, mais aucun jour ne s'est passé sans son regard, sans ce sentimenté échangé entre nous. Et jamais je ne me lasse de cette attention. Finalement une si délicieuse routine.

 

 

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Nylonement

 


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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 06:47

"Je vais te quitter ..." avaient été ses premiers mots, ceux d'une longue phrase, de plusieurs instants avec quelques silences lourds. Lui si discret en général, peu expressif de ses sentiments sous forme verbal, mais avecd es gestes si doux, mon amoureux, il m'annonçait une pause, voire une fin. Rien ne semblait clocher entre nous, je n'avais rien vu venir, une impression forte de saut dans le vide, plus encore quand il avait pris un sac, quelques affaires, sa veste, ses clefs. Le claquement de la porte, sa colère encore comme parfum derrière lui, le silence, le vide.

 

 

J'étais assommée, même pas encore consciente de la blessure, ni de ce couple cassé que je croyais être avec lui, j'étais assise sur le canapé, nos deux tasses de thé devant moi, les croissants, les magazines, un bouquet de fleurs. Chaque dimanche, et parfois d'autres jours où nous pouvions être ensemble, profitant de nos matinées, il se levait, se douchait, fonçait chez le boulanger, revenant pour préparer notre petit déjeuner, ici dans le salon, parfois sur notre petite terrasse, parfois au lit, où doucement je me réveillais. l'odeur du pain frais, du thé fumé, des confitures, tout était là devant moi, sans lui.

Je n'avais pas à me poser les interrogations habituelles autour du "pourquoi", il m'avait énoncé certaines fractures entre nous, entre lui et moi, entre nous, entre nos univers de vie qu'il trouvait différents soudainement. Mais là aussi, sur le temps, il avait donné sa version, son regard, son degré de lassitude. Et pourtant il était si amoureux, ce matin encore, ses bisous à notre réveil, sa sensualité, ses bras. Hier encore ses projets, notre discussion autour du mariage d'amis communs le week-end dernier, les repas en terrasse récemment, les balades d'été avec les copines, les pique-niques improvisés entre amis. Tout cela nous faisait sourire, depuis deux ans, presque trois que nous formions un couple.

 

 

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Le thé coulait en moi, me donnant de la chaleur, m'imposant encore sa présence, et ses mots qui revenaient. Son exposé avait été complet, soudainement libéré, et conforme à son pragmatisme habituel. Sans réelle colère, juste peut-être en conclusion, il avait précisé les points de rupture. En expliquant toute sa souffrance, plus que son incompréhension, en mesurant chaque mot, pour ne pas me blesser mais pour m'expliquer pourquoi il partait. Pas de concurrente, pas de femme en substitution, mais une attente de mon côté, une attente qu'il trouvait trop longue aujourd'hui.

 

Dans mon long pull informe, dans mon pantalon de coton léger, roulée sur moi-même, je m'observais dans le miroir posé au sol, pour agrandir notre petit appartement, pour renvoyer le soleil, pour me renovoyer l'image de certains reproches. Trentenaire, avec un bon job où je m'épanouissais, en bonne santé, avec des parents divorcés et remariés, une famille recomposée qui brillait par sa diplomatie, j'étais heureuse, surtout avec ce grand brun, si gentil, si attentionné. Mais dans ce miroir, il me l'avait dit avec justesse, ce n'était plus qu'un pâle reflet de moi, du moins d'une image différente de celle de nos débuts, de celle qu'il l'avait charmé. Séduit, victime de notre amour, son seul sourire dans sa colère, car il devait y croire encore, il avait succombé à mes rires, mes joues rouges après notre premiers baisers, nos balades. Malheureusement il ne voyait plus les petites ballerines, les robes légères d'été, les jupes et les petits hauts qui moulaient si bien ma petite poitrine, celle de ses rêves m'avait-il avoué. Le léger m'avait quitté, la féminité aussi avec. Lui délicat, et amateur de cette silhouette fine, presque brindille, et de mes hanches, si voluptueuses à ses yeux, il ne voyait plus que mes jeans, que mes pantalons de toutes formes, les flares, les 7/8, les slims, mais toujours des pantalons. Même si il aiamait ma mode, mes changements, il ne voyait plus qu'une étagère du dressing, le même toujours le même, le confort et le standard qui faisait oublier le glamour de notre première année. D'autant que nous nous étions croisés souvent avant, des amis communs, des soirées, mes célèbres petites robes noires, mes escarpins, mes bottes, mon identité. Il avait ramassé mon haut talon, un jour de pluie soudaine, tombé dans l'escalier vers le salon, on avait ri, il l'avait glissé à mon pied, le prince charmant. Nous ne nous étions plus quitté, capté par mes jambes, par ce drapé en jersey noir si fluide, par son caractère doux, par ses paroles assurées sur la mode, par ses compliments sur mes choix de mode.

 

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Lasse de mon confort, tombée dans la routine, happée par le boulot, par notre vie commune bien installée dans cet appartement chaleureux, notre cocon, peut-être envieuse des copines mariées, maman même, mais elles avaient pris juste de l'avance, je ne voyais plus mon image, je ne cherchais peut-être plus à le séduire. Je l'avais pour moi. Facilité du matin, de tous les matins, de toutes les saisons, il avait vu le temps devenir gris, ma féminité se diluer dans des ensembles plus classiques, plsu sobres, plus masculins, plus mornes, plus fades. Ses mots, tout à l'heure sonnait justes, comme un jugement un peu, mais aussi comme une simple synthèse, un rappel de mes deux dernières années. Toujours une raison de ne pas mettre mes petites robes noires ou autres, pourtant achetées sur un coup de tête, en soldes ou plein tarif, mais elles ne faisaient que remplir le coin du dressing. Même les escarpins se glissaient moins souvent en bas de mon slim, mes chemisiers n'étaient plus que des tops, souvent sans autre forme que le confort. Même la lingerie, j'étais passé de la dentelle au coton coloré, des dizaines de couleurs, mais si peu de combinettes, de bodys, qu'il adorait sur mon corps de jeune femme. Entre ses mots, il y avait eu ses phrases dures, impactantes "Rappelles-toi quand tu as porté une de tes petites robes noires, pour la dernière fois ? Et tes jolis ensembles de lingerie, de dentelles et de soie, nos complices instants de délicatesse, de sensualité, quand ?". Non il n'avait pas énuméré une liste de mes atouts au féminin. Non, il n'avait pas fait un suivi comptable, mais il avait vu se diluer cette féminité vers le facile, vers une sobriété amorphe comme mes sweats. Et il aiamit cette douceur, mais en équilibre, en harmonie de mes instants si glamour. Il avait perdu de vue mon élégance, et par delà même la femme qui allait avec. Moi.

 

 

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Un bip, un sms, plusieurs sms.

"Je suis désolé d'avoir dû te dire tout cela, car j'aimais cette mode qui me paraissait être une partie de toi."

"Je pense tout ce que j'ai dit, car si je recherche en toi cette femme, c'est elle que j'aime encore, Toi."

"Tout est question d'harmonie, et j'aime ce cocktail subtil quue tu as avec ta mode, ta silhouette, ton corps, ton caractère."

"Je ne cherche pas à avoir raison, ni à orienter tes choix, j'ai juste exprimé mon désir de toi, de cette femme si élégante que tu incarnais."

 

Après de longues minutes, des larmes, des regards dans le miroir, je me suis levé pour aller dans notre dressing.

 

"Je t'aime !"

 

 

 

Nylonement

 


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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 05:59

Consultante depuis plus de sept ans dans ce cabinet, moderne et reconnue pour son professionalisme, je suis devenue responsable de mon secteur, spécialisée sur un domaine de l'économie, je ne dois rien à personne, sauf à moi, mon travail, mon investissement personnel.

 

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Jeune recrue sortant d'une bonne école de commerce, j'ai commencé par un stage, un boulot de seconde zone idéal pour tester les nerfs virulents de mon ambition, celle aussi de mes jeunes collègues. Six mois de travail ingrat, de tâches diverses et mal gérées, mais un premier pas dans la structure, dans cet échange avec mon manager, le management en général, dans une hiérarchie multidimensionnelle, où l'on donne de son énergie pour répondre non pas à un objectif mais aux besoins d'un projet, compétences informatiques, en droit ou en comptabilité ou encore en finances, il faut alors croiser avec des développements commerciaux ou logistiques, voire plus tard stratégiques ou politiques. J'ai adoré ces années-là. Découverte, heures supplémentaires, happy hours du vendredi soir, projets réussis ou prolongés car vendus trop vite à bas prix pour obtenie ensuite des rallonges sans fin, des processus, des routines, des compétences toujours nouvelles, une phase si riche que je ne l'ai vu passé. Brillante, j'ai été souvent félicitée pour mon implication sans faille, mes semaines de six jours, ma disponibilité, ma droiture dans les conflits, ma diplomatie interne comme externe.

 

Mon petit appartement, je l'ai peu vu, les vacances étant anecdotiques ou ailleurs, j'ai surtout apprécié mon élévation sociale qui se retrouvait dans la taille ou la marque de mon sac à main. Chaussures aussi, de belles marques aussi pour mes tailleurs, ma mode, mes bijoux, j'ai affirmé mon statut de femme, mon allure avec les premières années. Flirter, parfois j'ai été approchée par de jeunes consultants, une fois par un client, plutôt par des managers célibataires après leurs deuxièmes divorces, la valise dans le coin du bureau. Rien, sauf des aventures, celles que je choisissais plutôt ailleurs. Mais cela n'a pas d'importance car j'ai un plan de carrière, une réelle envie de réussir, de devenir une brillante consultante. Orgueil peut-être !

 

 

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Seulement entre deux bières, sur un projet en Allemagne, un déplacement de deux semaines, un soir au bar avec d'autres collègues, j'ai entendu leurs salaires, et là, j'ai compris que l'égalité n'avait qu'une face, un versant unique masculin, des nombreuses et minuscules facettes féminines. Mes oreilles ont enregistré, et ce soir, j'ai demandé un rendez-vous avec la DRH afin d'avoir une franche explication sur ce différentiel. Car les éternelles contournements seront difficiles à entendre "vous êtes plus jeunes", "vous avez été arrêter pour vos maternités", "vous êtes moins disponibles", "vous êtes une femme". Je suis comme eux, avec les mêmes études, un investissement bien réel, des retours de projets clients plus que satisfaisants, des félicitations et deux promotions, mais un salaire moindre. Où est l'égalité ?

 

A notre époque, nous ne devrions même plus en parler, sur des métiers, des cariières similaires, et pourtant. Alors je vais écouter, mais qu'ils sachent que dans ma boîte à email, un concurrent à répondu à ma recherche passive, avec une proposition, avec un contrat, avec un salaire supérieur aux autres collègues mâles. Moi aussi, j'ai une carte cachée dans mon jeu.

 

 

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Nylonement

 

 


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Dimanche 24 août 2014 7 24 /08 /Août /2014 18:49

Chaque dimanche, je partage mon sermon, ma messe basse, mes mots et mon enthousiasme pour défendre et surtout promouvoir (sans obligation et avec respect) le port des bas nylon. rassurez-vous ! Je suis moins intrusif que les émissions de télé-réalité, les reportages sur l'intime ou sur la mode de nos médias, moins corrosif que les pages "sexualité d'été" de vos magazines d'été dans votre cabas de plage ou dans votre sac à main, sur une terrasse pour votre pause.

 

Chaque dimanche, je crois, plutôt je rêve d'un monde plus glamour avec des femmes libres de leurs choix de mode, avec accessoirement des jolies robes, des jupes délicates, des jambes exquises et des chaussures pour faire swinguer leurs allures. Et parfois j'essaye d'argumenter pour vous faire découvrir les véritables bas nylon.

 

Car revenons au départ, à votre choix en tant que femme lors de vos achats en boutiques, en magasins, sur le net, pour vous messieurs lorsque votre regard s'égare sur les trottoirs, sur les silhouettes élégantes.

Quelle réalité se cache derrière le voile nyloné des jambes des femmes ?

 

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Une simple addition de nombres, entre production et consommation en France, avec les achats de Lingerie et de Chaussant (terme pro pour les collants, bas et leggings ... et chaussettes), vous obtiendrez près de 2.7 milliards pour ce secteur, avec un panier moyen par française variant suivant la catégorie sociale mais aussi l'âge et plus globalement l'envie de mode. Des analyses et des études, chaque année la fédération de la maille et de la lingerie, elle en produit pour comprendre nos comportements, pour aider les productions nationales, pour anticiper les tendances, et suivre les budgets.

Alors fort est de constater la réalité de plus près, pour la consommation, en France, il est acheté par an (environ... car les chiffres varient beaucoup suivant les sources) :

165 à 200 millions de collants

13 à 22 millions de bas jarretières (type DimUp)

... peu de bas pour jarretellles (si peu que les statistiques semblent les oublier, surtout que dans ce sous-total nous trouverons des bas "mousse" souvent imprimés de motifs, et bien évidemment des bas voile et des bas nylon traditionnels)

4 à 12 millions de leggings (oui mais ... est-ce un accessoire du chaussant quand nous associons aussi les jeggings, les variantes devenus vêtements et non plus accessoire)

 

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Et la production, nous pourrions croiser les nombres pour mieux comprendre, mais ce monde est plus nébuleux encore, car si certaines marques sont françaises, leurs sources de production varient entre usines sur notre territoire (rares) et sites de fabrication internationaux (nombreux en direct et en sous-traitance). De plus, si on produit en France on peut vendre ailleurs, tou n'est pas consommé en France. Douce utopie d'une autarcie du voile de nylon ;-)

Mais je resterai sur les possibilités de production des machines à tricoter les mailles de nylon. Si nous faisons un seul focus sur les machines connues, existantes et en bon état de fonctionnement qui produisent toute l'année, et uniquement celles qui produisent des véritables bas nylon à couture (fully fashioned stockings pour les puristes, et anglophones), nous arrivons à une production faible :

environ 120.000 paires produites en France

environ 90.000 paires produites en Angleterre

environ 30.000 paires produites en Belgique/Pays-bas

 

Donc je joue avec les nombres, 3.500 millions de femmes, beaucoup moins avec le besoin de protéger leurs jambes, beaucoup moins avec le budget pour le faire, beaucoup moins qui font attention à leurs choix de mode, énormément moins avec cette délicatesse, infiniment moins avec la connaissance de l'existence de cette finesse absolue, et je pourrai soustraire encore les porteuses de chaussettes, voire de mi-bas, les anti-féminités et tant d'autres critères restrictifs.

Oui, vous êtes peu nombreuses à connaître (à avoir découvert ou à découvrir prochainement) les véritables bas nylon à couture, avec leur douceur infinie.

Oui, vous êtes porteuses, régulières ou occasionnelles de ces merveilles.

Dans tous les cas, sachez que vous portez un produit d'exception, rare, très rare même, avec une disponibilité réduite, avec une fragilité parfois illusoire et très courte dans le temps. c'est un caviar, une chance et presque un relatif honneur de porter ces bas nylon.

Alors avec vos deux paires pliées respectueusement sous votre guêpière dans votre tiroir à lingerie, avec une dizaine de paires pour vos sorties élégantes, avec votre stock de plusieurs dizaines (de marques actuelles ou des bas vintage) car vous succombez uniquement à ce voile ultra-fin pour signer vos jambes, dans tous les cas, vous êtes des femmes d'exception.

 

 

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Vive les véritables bas nylon à couture

 

Nylonement

 




Publié dans : Nylon 2000... - Par Gentleman W.
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