Femmes, vous ?

Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 03:06

Un souvenir du dernier été ? 

Nous étions sur une terrasse, un nouveau studio avec ce bonus magique, une amie nous avait recruté pour l'aider à sinstaller, j'avais apporté des fleurs, des pots, des lampes comme dans l'émission de télé pour égayer son coin de ciel bleu. On avait fini, les bras un peu fatigués par les cartons, les étages, l'ascenseur trop petit, mais une franche rigolade depusi le matin. Alors à quatre, autour d'une salade d'orechiettes froides, avec du basilic et de l'huiel d'olive, deux bouteilles de champagne, et des coussins pour tous fauteuils, nous refaisions la vie.

 

 

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Le dernier été, celui de ma fin d'études, de mon voyage aux USA, de stages et cours complémentaires à l'université, j'avais postulé pour un bénvolat dans une association locale. Un organisme qui transformait les toits terrasse, moches le plus souvent, mais accessibles et en plein soleil, en mini-jardins. Soit pour les propriétaires ou les locataires qui devaient s'en occuper un peu, soit les récoltes allaient à des soupes populaires pour les sdf des rues avoisinantes. Une ambaince très bobo et écolo, des intégristes et des rêveurs, j'avais rigolé de leurs approches si différentes, voire opposées au-dessus d'une salade, en cueillant des radis violets ou des carottes jaunes, chacun donnait sa version de son écologie. Un développement durable réaliste car ses espaces procuraient une interaction réelle avec l'air, bon ou mauvais, le débat était grand sous la pollution de la grande ville, mais les abeilles venaient sur nos framboisiers, sur les fleurs, et au-delà de la nourriture, des salades et des soupes, nos légumes apportaient du bonheur et du lien entre les humains.

 

Ainsi sur ce toit, j'avais succombé aux yeux gris de ce jeune dans sa salopette en jean, le tee-shirt trempé d'avoir monté seul les sacs de terreau. Comme une publicité, et oi, la petite frenchie totalement conquise, in love de l'étudiant. Certes il avait un sourire mordant, des épaules rodés par le football américain de son université, mais j'aimais le cliché. 

Et le soir, face à notre jardinet fraîchement planté, je suis resté avec lui, pour discuter de tout, de rien, de la vie, du ciel, des étoiles, de la ville, de la vie encore, de l'amour aussi.

 

 

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Souvenir et légers soupirs, les copines ont hurlé pour connaître la suite, j'ai ri, j'ai rougi, elles s'attendaient à des détails coquins, une confession d'une chatte sur un jardin, sur un toit. Rien en fait, car étaler la terre, biner, concasser mes mottes, planter, nettoyer et d'autres activités ont fait que malgré son charme, je me suis endormie là, sans me souvenir de rien, ni même de l'avoir écouter et d'avoir couper le son, l'image. Piètre soirée, et je ne l'ai jamais revu. Un léger frisson en me réveillant, la ville à mes pieds, le tête contre la margelle de bois, ma salopette et mon top étortillé, un frisson avec la fraîcheur du matin d'été.

 

Mais cela ne vous arriverait pas à vous, non, jamais !

 

 

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Nylonement

 


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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 06:47

"Je vais te quitter ..." avaient été ses premiers mots, ceux d'une longue phrase, de plusieurs instants avec quelques silences lourds. Lui si discret en général, peu expressif de ses sentiments sous forme verbal, mais avecd es gestes si doux, mon amoureux, il m'annonçait une pause, voire une fin. Rien ne semblait clocher entre nous, je n'avais rien vu venir, une impression forte de saut dans le vide, plus encore quand il avait pris un sac, quelques affaires, sa veste, ses clefs. Le claquement de la porte, sa colère encore comme parfum derrière lui, le silence, le vide.

 

 

J'étais assommée, même pas encore consciente de la blessure, ni de ce couple cassé que je croyais être avec lui, j'étais assise sur le canapé, nos deux tasses de thé devant moi, les croissants, les magazines, un bouquet de fleurs. Chaque dimanche, et parfois d'autres jours où nous pouvions être ensemble, profitant de nos matinées, il se levait, se douchait, fonçait chez le boulanger, revenant pour préparer notre petit déjeuner, ici dans le salon, parfois sur notre petite terrasse, parfois au lit, où doucement je me réveillais. l'odeur du pain frais, du thé fumé, des confitures, tout était là devant moi, sans lui.

Je n'avais pas à me poser les interrogations habituelles autour du "pourquoi", il m'avait énoncé certaines fractures entre nous, entre lui et moi, entre nous, entre nos univers de vie qu'il trouvait différents soudainement. Mais là aussi, sur le temps, il avait donné sa version, son regard, son degré de lassitude. Et pourtant il était si amoureux, ce matin encore, ses bisous à notre réveil, sa sensualité, ses bras. Hier encore ses projets, notre discussion autour du mariage d'amis communs le week-end dernier, les repas en terrasse récemment, les balades d'été avec les copines, les pique-niques improvisés entre amis. Tout cela nous faisait sourire, depuis deux ans, presque trois que nous formions un couple.

 

 

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Le thé coulait en moi, me donnant de la chaleur, m'imposant encore sa présence, et ses mots qui revenaient. Son exposé avait été complet, soudainement libéré, et conforme à son pragmatisme habituel. Sans réelle colère, juste peut-être en conclusion, il avait précisé les points de rupture. En expliquant toute sa souffrance, plus que son incompréhension, en mesurant chaque mot, pour ne pas me blesser mais pour m'expliquer pourquoi il partait. Pas de concurrente, pas de femme en substitution, mais une attente de mon côté, une attente qu'il trouvait trop longue aujourd'hui.

 

Dans mon long pull informe, dans mon pantalon de coton léger, roulée sur moi-même, je m'observais dans le miroir posé au sol, pour agrandir notre petit appartement, pour renvoyer le soleil, pour me renovoyer l'image de certains reproches. Trentenaire, avec un bon job où je m'épanouissais, en bonne santé, avec des parents divorcés et remariés, une famille recomposée qui brillait par sa diplomatie, j'étais heureuse, surtout avec ce grand brun, si gentil, si attentionné. Mais dans ce miroir, il me l'avait dit avec justesse, ce n'était plus qu'un pâle reflet de moi, du moins d'une image différente de celle de nos débuts, de celle qu'il l'avait charmé. Séduit, victime de notre amour, son seul sourire dans sa colère, car il devait y croire encore, il avait succombé à mes rires, mes joues rouges après notre premiers baisers, nos balades. Malheureusement il ne voyait plus les petites ballerines, les robes légères d'été, les jupes et les petits hauts qui moulaient si bien ma petite poitrine, celle de ses rêves m'avait-il avoué. Le léger m'avait quitté, la féminité aussi avec. Lui délicat, et amateur de cette silhouette fine, presque brindille, et de mes hanches, si voluptueuses à ses yeux, il ne voyait plus que mes jeans, que mes pantalons de toutes formes, les flares, les 7/8, les slims, mais toujours des pantalons. Même si il aiamait ma mode, mes changements, il ne voyait plus qu'une étagère du dressing, le même toujours le même, le confort et le standard qui faisait oublier le glamour de notre première année. D'autant que nous nous étions croisés souvent avant, des amis communs, des soirées, mes célèbres petites robes noires, mes escarpins, mes bottes, mon identité. Il avait ramassé mon haut talon, un jour de pluie soudaine, tombé dans l'escalier vers le salon, on avait ri, il l'avait glissé à mon pied, le prince charmant. Nous ne nous étions plus quitté, capté par mes jambes, par ce drapé en jersey noir si fluide, par son caractère doux, par ses paroles assurées sur la mode, par ses compliments sur mes choix de mode.

 

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Lasse de mon confort, tombée dans la routine, happée par le boulot, par notre vie commune bien installée dans cet appartement chaleureux, notre cocon, peut-être envieuse des copines mariées, maman même, mais elles avaient pris juste de l'avance, je ne voyais plus mon image, je ne cherchais peut-être plus à le séduire. Je l'avais pour moi. Facilité du matin, de tous les matins, de toutes les saisons, il avait vu le temps devenir gris, ma féminité se diluer dans des ensembles plus classiques, plsu sobres, plus masculins, plus mornes, plus fades. Ses mots, tout à l'heure sonnait justes, comme un jugement un peu, mais aussi comme une simple synthèse, un rappel de mes deux dernières années. Toujours une raison de ne pas mettre mes petites robes noires ou autres, pourtant achetées sur un coup de tête, en soldes ou plein tarif, mais elles ne faisaient que remplir le coin du dressing. Même les escarpins se glissaient moins souvent en bas de mon slim, mes chemisiers n'étaient plus que des tops, souvent sans autre forme que le confort. Même la lingerie, j'étais passé de la dentelle au coton coloré, des dizaines de couleurs, mais si peu de combinettes, de bodys, qu'il adorait sur mon corps de jeune femme. Entre ses mots, il y avait eu ses phrases dures, impactantes "Rappelles-toi quand tu as porté une de tes petites robes noires, pour la dernière fois ? Et tes jolis ensembles de lingerie, de dentelles et de soie, nos complices instants de délicatesse, de sensualité, quand ?". Non il n'avait pas énuméré une liste de mes atouts au féminin. Non, il n'avait pas fait un suivi comptable, mais il avait vu se diluer cette féminité vers le facile, vers une sobriété amorphe comme mes sweats. Et il aiamit cette douceur, mais en équilibre, en harmonie de mes instants si glamour. Il avait perdu de vue mon élégance, et par delà même la femme qui allait avec. Moi.

 

 

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Un bip, un sms, plusieurs sms.

"Je suis désolé d'avoir dû te dire tout cela, car j'aimais cette mode qui me paraissait être une partie de toi."

"Je pense tout ce que j'ai dit, car si je recherche en toi cette femme, c'est elle que j'aime encore, Toi."

"Tout est question d'harmonie, et j'aime ce cocktail subtil quue tu as avec ta mode, ta silhouette, ton corps, ton caractère."

"Je ne cherche pas à avoir raison, ni à orienter tes choix, j'ai juste exprimé mon désir de toi, de cette femme si élégante que tu incarnais."

 

Après de longues minutes, des larmes, des regards dans le miroir, je me suis levé pour aller dans notre dressing.

 

"Je t'aime !"

 

 

 

Nylonement

 


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Lundi 11 août 2014 1 11 /08 /Août /2014 06:35

Envisager une nouvelle semaine, voir au loin derrière cette vitre, ressentir un vide, penser à elle. l'été nous éloigne par les vacances qui se croisent, les histoires qui se font, se défont, se renforcent dans le silence de lèvres qui s'embrassent.

 

Je suis resté sur ce goût, ses lèvres, hier, avant-hier, je ne sais plus quand, tout est relatif tant elle me possède. Là proche de moi, un mouchoir imbibé de son parfum, un signe de sa présence, mais aussi de notre éloignement. Involontaire, un départ impromptu, les vacances des uns, les contrats des autres à l'autre bout de la France, des kilomètres coupés de sms, je tapote sur mon clavier mais elle m'obsède, oui un sentiment fort me pousse toujours vers elle.

 

Souvenirs des derniers jours, ceux de notre amour, toujours l'un avec l'autre, un peu en recul car trop amoureux pour aller dîner chez les autres, une rencontre à un mariage, et depuis l'un collé à l'autre, tous les jours, toutes les nuits, avec force et sentiments.

 

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Magie de l'amour, du coup de foudre avec les plus belles émotions, celle de la dépendance envers son coeur, je pense encore à elle, une pause thé, face au vide de cet immeuble parisien, la baie vitrée s'arrête dans le ciel gris, un été de pluie, le soleil est partie avec elle. Rien ne m'agite, fidèle aux réunions du lundi, les mots, les propos du manager, les échanges, une surdité partielle, un esprit ailleurs, des questions, des réponses formatées, une attente, celle de son retour.

 

Rêve éveillé, celui de retrouver sa silhouette-là, devant moi, de revenir dans l'appartement, la revoir, belle, flamoyante dans son body de dentelle, une étincelle vive sur sa poitrine pulpeuse, une féminité en plein rayonnement. Et puis assis sur le coin du lit, à regarder le miroir, sa coiffeuse chinée ensemble, ses bijoux, ses crèmes, deux pinceaux larges encore marqués de poudres, un eye-liner posé, en attente lui aussi de souligner ses yeux, son sourire. Je vois ses lèvres, je pense à elle, un message, elle est dans le taxi du retour.

Bouffée de parfums, une robe légère, des perles, ses colliers, ses bracelets, tout est là sauf elle. 

 

 

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Elle me manque, autant que sa silhouette, mais plus encore entre mes bras, près de moi, ensemble. Ce tout me manque, et pourtant elle n'est partie qu'hier soir, pour la première fois, plus de vingt-quatre heures de séparation physique, et ce bsoin d'elle, de son odeur, de sa peau, de ses lèvres, de son regard, de son corps, de son coeur, de ce tout que j'aime.

 

Je file vers la cuisine, pour préparer quelques petits plats pour lui faire plaisir, pour charmer son nez en arrivant, pour la voir heureuse. Les fleurs attendent sur la table, seul son glamour, son tailleur, ses talons hauts manquent au lieu, si féminin.

 

Une sonnerie, elle est là.

Enfin.

 

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Nylonement

 

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Lundi 4 août 2014 1 04 /08 /Août /2014 09:13

 

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Instinct non encore éteint d'un retour, dans la nuit, des vacances avec le goût du sel dans la bouche, avec du sable encore dans les sandales. Direction la douche, contact avec l'eau, tiède puis chaude, le réviel brutal d'une sonnerie dont on avait oublié l'existence.

 

Hier encore, l'après-midi avec les copines, les amis, l'amoureux, les vagues, le soleil qui croustille sur les épaules, la couleur dorée de la peau, le repos total et insouciant, sans agenda, sans contraintes, sans horaires. Ah ce réveil, d'ailleurs elle va être en retard, le temps de retrouver une robe nickel dans le dressing oublié, des chaussures, pas des tongs, un sac pas celui avec du sable dedans, de la crème solaire et des magazines, l'autre, celui du boulot, le portable, les clefs du bureau.

 

Douche encore un peu, pour soi, pour sentir la chaleur, pour se retrouver avec une autre tête, celle des jours communs, encore un peu d'eau chaude, manque déjà le soleil, ici des nuages comme pour marquer la différence, c'est pourtant l'été.

 

 

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Petit-déjeuner, ce moment de calme, chaque matin, où l'amoureux allait lui chercher des fruits frais, des croissants, une baguette, lui préparait son café, son jus frais. D'ailleurs il est resté sur place, pour bosser, pour la remplacer peut-être aussi, pas d'illusions, mais il y a un manque, pas uniquement de soleil, pas uniquement de ses bras, de ce vent léger qui passait à travers les volets, des bruits de plage.

 

La voisine du dessus arrose ses plantes, tape sa poubelle, la vie reprend. Elle avale un yaourt, croque un kiwi et des fraises, oublie ses bruits parasites. L'heure tourne, le temps mou se tend doucement, pour reprendre son cours énervé habituel, courir vers le bus, puis le métro, se bousculer, trouver une place, surtout ce matin, marcher encore, grimper les marches, tourner trois rues, trouver le badge. Ouvrir le bureau, traverser l'open-space, voir les têtes se tourner, des bonjours, des silences, des ordinateurs, des personnes sans âmes, des collègues, des visages nouveaux, le boulot.


 

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Sortir, fermer la porte, elle prend son sac à main, passe sa main dans ses cheveux, lisses et coiffés mais toujours libres, une robe légère, un sentiment de transition entre la plage, et le trottoir derrière cette porte.

Lumière, différente, parfums, différents, bruits, différents, sensations et temps, différents.

 

Elle reprend sa carte, saute dans le bus, le premier arrivé, regarde les stations pour retrouver sa routine, chacun a repris sa tête morne, juste un peu plus bronzée. Musique dans les oreilles pour presque tous, pas de tenue de plage, pas de bouées encombrantes, juste un silence plus lourd, celui d'une nouvelle semaine qui commence.

 

Sa main attrape la barre centrale pour ne pas tomber dans les virages, se surprend en découvrant le coquillage attaché à son cou. Un souvenir de vacances, des souvenirs, elle s'évade encore un peu, jusqu'à la prochaine station.

 

 

 

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Nylonement

 

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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 08:01

Assise dans la voiture, face à la route, entre camions et fourgonnettes, dans le flux de ce vent chaud, la fenêtre ouverte, je roule. Un rituel, une habitude, une routine, chaque été, presque à la même date, en cette fin de juillet, je prends une journée pour filer sur le macadam.

 

Etrange cérémonie avec la même station-service, quasiment les mêmes têtes, le même sandwich, le même arrêt-pipi, le même temps lourd, cette chaleur lourde, un poids sur mes épaules. Je redémarre, je file, je change pas d'itinéraire même si il y a des travaux, car à chaque endroit, là encore, je revois ces lieux communs à notre parcours. Son village, sa maison de famille, cette petite rivière où je venais avec elle, mon frère, mon père et quelques cousins. Un pont de pierre, du recul, un saut dans les souvenirs. Des chansons, un film de nos vies.

 

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Là une place devant une église, un clocher seul sans son transept, disparu durant la guerre, conservé ainsi, des prés, des vaches, des nouvelles maisons, je perds mes repères, des lieux un peu différents depuis mon enfance, des boutiques fermées en centre-ville, un café désuet, un nouveau supermarché à la sortie de cette ville de province. Une pause, les portes ouvertes, pour lui parler. Là devant ce cimetière, où elle repose depuis trop longtemps déjà, assez pour ne plus être de la famille, oubliée de mes enfants, oublié de nos repas. D'ailleurs même moi, je n'ai plus le coeur à venir ici, je suis un peu perturbée chaque année avant la date qui l'a vue partir, mais aussi ce manque soudain en moi. Des larmes, oui, grosses, chaudes, lourdes et déjà, comme à chaque fois, j'attends sa main douce sur mon épaule, ses paroles et son mouchoir de coton blanc, son parfum.

 

 

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La chaleur ramène des parfums, des herbes chauffées par le soleil, le foin, des feuilles, un brin de chèvre-feuille, des lavandes inconoclastes ici, des fleurs, de la verdure, elle qui est là, presque là. Je me tourne pour saisir le bouquet de fleurs blanches, une tradition de son vivant, une lubie qui faisait battre son coeur, si fort quand toute petite, avec mes sous, ceux de mon papa aussi un peu sans doute, de ma petit voix, je les prenais chez la fleuriste. Et ensuite avec une fierté sans commune mesure, je lui donnais en rentrant dans la cuisine où elle préparait le repas de son anniversaire. J'aimais sentir ses jambes, ses bras, son tablier sur sa robe toujours si simple et féminine. Je pleure en faisant les derniers pas au-dessus de cette pierre de granit. Je pense fort à elle, juste aujourd'hui et tant d'autres jours, je reste fière pour elle, je garde cette force comme elle me le montrait. Maman tu me manques, aujourd'hui, hier et demain.

 

D'une main, je sors le mouchoir, j'essuie mes larmes, je lève les yeux au ciel, et je t'envoies des bises. Elles s'envolent dans un souffle de vent.

 

 

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Malgré les mots, malgré chaque jour un peu de romance pour décrire les féminités,

je dédie ce texte à toutes et tous, qui n'oublions pas nos proches,

partis un jour, dans nos coeurs toujours.

 

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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 08:57

La terrasse était surchauffée par le soleil, hier encore je ne pouvais sortir de peur d'être transformer en homard, rouge mais pas forcément succulent. Et puis soudain, le vent, des bourrasques, des volets qui claquent, des chaises en plastique qui raclent le sol en avançant vers la table, seules. Un coup de tonnerre, des gouttes, des grosses gouttes de pluie, un orage d'été. Court et fort, une mare d'eau, un jardin qui sourit, relève les épaules en se gavant de cette manne nouvelle.

 

 

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Derrrière les vitres, je vois les dalles humides relâcher une respiration, sous forme de vapeur, la température est plus douce, tout le monde sort pour inspirer ce nouvel air.

Moi aussi je reprends place sur le transat, humide mais chaud, une serviette, mon corps en maillot de bain, je regarde au loin les montagnes, les pins, cette végétation sèche. Quel bonheur cette première semaine de vacances, seule. Première fois depuis des années, premiers moments sans lui, sans ce plafond de plomb qui s'installe dans un couple à la dérive. Oui, sans amour, mais avec tant de routine pour tuer les dernières attaches entre lui et moi, un vide naturel, un réel manque d'envie. Alors les enfants grands, bien conscients de la situation, étudiants ailleurs, on a décidé de divorcer, de se séparer en premier lieu, de vivre nos vies, car rien n'est plus en commun.

 

 

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Quelques mots en arrivant ici, avec la vieille dame qui loue cette maison d'hôte, et puis cette nouvelle solitude, ce pays que j'aime tant, ce paysage chaud, dur, si véritable, si loin de la ville grouillante, ici je me retrouve. Hier il y a eut quelques larmes et une copine au téléphone pour passer à autre chose, des regrest mais curieusement aucun remord, rien à regretter, c'était ainsi, une lassitude, un éloignement en désamour de l'un et l'autre, une non-vie commune.

Et maintenant, que vais-je faire ? car si nous avons oublier de nous aimer en bossant beaucoup, en élevant nos enfants, en construisant notre maison, maintenant la vie est encore longue, à peine quinqua, je dois peut-être revoir ma vie, mon corps, mes envies, mes sentiments. Vaste chantier, mais une énergie nouvelle, des copines, des collègues, certaines comme moi, à un tournant, avec des rires, des motivations multiples pour changer. Oui je vais changer.

 

 

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Revoir mon image dans le miroir, certes j'ai vieilli, je ne suis pas trentenaire mais pas non plus une vieille, trop fanée, trop usée, trop âgée. D'ailleurs c'est ma tête qui a envie de revivre avec un corps plus harmonieux, avec une taille qui sera la mienne, une robe dessus, des hanches rondes, les miennes. Les soldes ont été chaussures et petits accessoires, les prochaines, après un peu de sport seront plus mode encore. Rassurez-vous, pas de programme minceur, ni de relooking trop intensif, mais juste cet équilibre entre mes menus, mes envies, mes craquages, mes soirées seules, mes doutes, mes soirées copines, mes nouvelles envies d'une silhouette plus vive, moins relâchée. Paradoxalement c'est un peu de lâcher-prise qui me fera du bien, au boulot, en vacances, mais avec quelques motivations différentes, pour me plaire, pour me regarder à nouveau dans le miroir, pour me voir comme j'ai envie d'être, et ne rien regretter. Tous les éléments sont entre mes mains, entre mes courbes et mes yeux.

 

Et ce copain d'avant, recroisé par l'intermédiaire du net, si je prenais enfin confoance en moi, pour le séduire, pour le faire chavirer, pour l'avoir plus près de moi, plus tout à fait seule. Un été, des vapeurs intérieures. Et si j'allais marcher après cette pluie, sentir mon corps, l'effort, ressentir la nature autour de moi, refaire les premiers pas d'une nouvelle vie.

 


 

 

Nylonement

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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 10:01

Sourire dans vos yeux en lisant le titre, en regardant les gouttes d'eau sur la vitre, en ressentant cette fraîcheur "sublime" sur votre corps au saut du lit, la couette vous rappelant sa chaleur.

 

Et pourtant, les jours derniers, j'ai failli prendre un coup de soleil, ici, en France, bien au-dessus de la Loire, en Normandie exactement. Balade amoureuse, là dans un coin de bonheur, de souvenirs et de belles rencontres, entre bocage et plage, j'ai suivi le soleil. L'été en version douce, avec le vent bien présent pour calmer les rayons, une glace, des gourmandises face à la mer.

 

 

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Ah l'été, son romantisme qui laisse les jambes libres, en short de jean, les claquettes au bout des pieds, version randonnée pour les moins modeuses, version fine et strass pour les plus élégantes. D'ailleurs ces dernières avaient plutôt des robes, soulevées par le vent, moulées sur leurs silhouettes dans les bourrasques, un vent sculpteur de rondeurs, de hanches ou de poitrines, la volupté s'enveloppait de coton léger, de jersey fluide, de couleurs ou de blanc uniforme. La mode à la plage, crèmes et sacs de plage, main dans la main, du bonheur simple, des lèvres amoureuses, des mots et une immense complicité pour voyager dans les coins et recoins.

 

 

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Ah cette saison, si belle et un peu versatile, qui joue avec les modes, quand de retour vers Paris et sa région, le vent a disparu mais les nuages, blancs puis gris se sont accumulés, pour nous donner une bruine, puis une pluie intense, humide et froide. Loin de nous le soleil, pas vraiment car dans nos coeurs il reste avec nos déjà-souvenirs des dernières heures, avec les parfums de plantes, d'iode et de mer, l'été sera tout en délicatesse.

Alors oui, la mode des trottoirs trempés devient celle de l'automne, des gilets, de longs gilets, des manteaux courts, des robes plus épaisses, et là, là aussi, des collants, des bottines, un décalage sans chaleur. Rassurez-vous, nous avons envoyé à toutes et tous, par la poste, des rayons de soleil, des grains de sable, ils vont arriver prochainement, et tout le monde aura l'été avec soi.

 

 

Nylonement

 


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Votre Nylon-Volupté.com

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 Dans le labyrinthe de la Mode, des ambiances rétro et du glamour toujours, je partage avec vous,  ce chic et cette élégance, parfois classique, parfois décalée, pour qu'ils deviennent Votre Mode, Votre Féminité. Mon regard suit vos silhouettes, au quotidien, dans la rue, dans un espace imaginaire et romancé, pour apprécier vos tenues, votre allure mais aussi vos accessoires, sacs à main et chapeaux, gants et bijoux, sur votre peau, sur vos jambes "le voile de Volupté". 

Car de vos choix, vous devez uniques, vous créez Votre Féminité, votre vie et le plaisir de voir et être vue !

Au-delà de vos Féminités, j'immisce avec discrétion dans votre jardin féminin et avec des recoins féministes, mais toujours avec mon regard discret. Parfois je narre vos vies, j'ajoute des humeurs, des doutes pour devenir les Portraits de Femmes.

 

Avec légèreté toujours, j'aime le Glamour !

 

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Les Bas Nylon, une autre facette de ce blog, un symbole fort de la Féminité, le glamour à travers les photos, les tendances et les marques actuelles, avec leurs nouveaux modèles et leurs collections, les variations mais aussi vos retours sur la modeLes Bas Nylon sont ici le fil rouge entre les articles, la couture qui suit sur vos Féminités. (chaque DIMANCHE)

Musée vivant avec l'âge d'or 50-60, le Vintage, partageons les photos des pochettes et les souvenirs de modèles plus anciens, avec vos mots et vos visuels rétro

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et les collections Bas & Collants

 

 

 

Bas & Collants de luxe

dans la boutique CERVIN

 

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pour un plaisir pratique au quotidien

 

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Articles Féminité & Féminisme

Articles Portraits de Femmes

Ordre de la Jarretelle

Pour rendre hommage aux BAS NYLON, aux JARRETELLES, au Glamour, au symbole d'une féminité des années 50-60, aux instants de mode actuelle, mais aussi aux créateurs, aux fabricants (vintage et actuels) et plus encore aux Femmes, nous avons lancé l'initiative d'une confrérie nommée "ORDRE DE LA JARRETELLE".

Nos objectifs sont de défendre la volupté du port des Bas Nylon, de promouvoir une image noble et saine auprès des médias, de défendre la finesse incomparable du véritable nylon, de créer une communauté d'ambassadrices autour de l'élégance au féminin, de publier des ouvrages (textes et photos) de référence sur le sujet.

 

Nos statuts sont en cours de rédaction.

Quelques articles sur le sujet :

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Ordre-de-le-jarretelle-Acte-2

Ordre-de-le-jarretelle-Acte-3

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Bas-Nylon-mais-alors !

Bas Nylon, quel talon ?

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Blogs & Coups de coeur

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Mes coups de coeur, ceux où je passe régulièrement, pour leurs contenus, leurs photos, leurs articles, leurs humeurs, leurs amours, leurs critiques.

Inspiration, parfois même coup de foudre, souvent une amitié qui commence avec des mots, une ambiance.

martiennes.wordpress.com  justement féministes

bebarock.com juste pour les femmes !

cameline.org prodigieuse exploration mode du temps

leblogdebetty.com mode et sourires 

dameskarlette voyageuse en images

thebrunette.fr incroyablement élégante

lheureuseimparfaite blog féminin et impertinent

enfinmoibordeaux-relooking.com féminité, mode et sourires

leblogdelilou féminité au quotidien

fashionandcookies  fashionista 

valimero-fashion-addict.com modeuse la + souriante du net !

lesfillespensentque une belle plume

mindalicious.fr géniale modeuse

bellesetbiendansvotrepeau conseils beauté

lesdemoizelles mode et futilité

estelleblogmode.com  mode souriante

leblogdelalilloise une belle dynamique

pinup-doodles un coup de crayon d'une génie

folievintage.fr un lieu pétillant & glamour

blog.plafonddeverre.fr réalité féministe

...

leblogdebigbeauty.com ronde et alors ?

misspandora.fr fée de mode

modeuse.com j'aime depuis le début

garancedore.fr oui, encore elle

citizencouture.com la mode online

...

Et si vous n'êtes pas ici, c'est pas un désamour, plutôt un oubli, 

et la liste serait peu-être un peu longue (environ 200 sites de références)

mais je vous visite régulièrement, bises à toutes !

 

NYLON MODE Team travaille sur un livre des bloggeuses mode (2013)

en langue française, voir NYLON-MODE.com

 


Articles Bas Nylon

Bas Nylon & Collants

Accessoires MODE pour vos Jambes

Un monde des marques actuelles, françaises et internationales, mais aussi des références vintage (articles du dimanche) pour explorer ce monde indispensable à l'élégance de vos tenues Mode.

CERVIN YVES ST LAURENT

NYLON D'OLIV   PHILIPPE MATIGNON

CHANTAL THOMASS  GIO ARISTOC

WOLFORD  LE BOURGET

DIOR  CETTE  CLIO

JONATHAN ASTON  MARIEANTOILETTE

FALKE KUNERT AMORALLE

LES QUEUES DE LA SARDINE  FARELL

SECRETS IN LACE GERBE

ELEGANTI  DIM  PRETTY POLLY

TRASPARENZE CAROLINE B

LA PERLA  PIERRE MANTOUX

VENEZIANA FOGAL

CHARNOS  PAMELA MANN

LEG AVENUE LEVANTE

EMILIO CAVALLINI WELL

GOLDEN LADY   CHESTERFIELD

LOVE ME  OROBLU  LEVEE

LUISA MARIA LUGLI   MURA 

SILKY  GATTA  FIORE  ERGEE

ZOHARA DD  BERTHE AUX GRANDS PIEDS

CALZEDONIA   BONNIE DOON

 

Plus d'infos sur NYLON-MODE.com

Féminités & Mode

  • : Vos Féminités, Votre Féminité, du Glamour et quelques Bas Nylon
  • Vos Féminités, Votre Féminité, du Glamour et quelques Bas Nylon
  • : Univers évanescent sur vos Féminités, votre mode, votre interprétation quotidienne, avec des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de Sensualité, marquées par vos coutures sur vos bas Nylon. Ambiance parfumée d'élégance et de volupté, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des portraits de Femmes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours.
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Cancer, trop proche de nous .

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Nous sommes tous acteurs de la santé de nos proches et de nos familles.

Cette maladie frappe le col de l'utérus, les seins, la thyroïde, la prostate, le plus couramment et ailleurs aussi !

Alors soutenez vos ami(e)s, vos parents, votre compagnon et votre compagne.

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